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Numismates liégeois


La pratique des collections de monnaies a débuté très tôt, certainement au tout début de notre ère. La numismatique, comme étude spécifique, a commencé à se développer dans le courant du XIVe siècle (Pétrarque) (1). Pour la Principauté de Liège, c'est grâce à Hubert GOLTZIUS (1526-1583) (2) que nous connaissons avec précisions l'existence de numismates liégeois au XVIe siècle.

La numismatique, comme toute la culture, a été conditionnée par la Renaissance. La curiosité, les recherches se sont orientées vers l'Antiquité tant grecque que romaine. Liège n'a pas échappé à cette mode. Les premiers cabinets de médailles, comme les collections de monnaies étaient appelées dans le passé, ne comprenaient que des monnaies grecques et romaines. Le Moyen-âge n'était pas encore ressenti comme une période importante de l'histoire en général et de la numismatique en particulier. Il faudra attendre le début du XVIIIe siècle pour voir apparaître sur le territoire de la Belgique les premières études de la numismatique des grandes seigneuries de ce pays. Ce seront les oeuvres de l'abbé GHESQUIERE (1736-1800), du chanoine A. HEYLEN et de Georges-Joseph GERARD (1734-1814) (3).

Quelques dates sont particulièrement importantes pour le développement de la numismatique en Belgique :
1842, création de la « Société Numismatique » appelée maintenant Société Royale de Numismatique de Belgique et, à partir de 1846, publication annuelle de la « Revue de la Numismatique Belge », appelée maintenant « Revue Belge de Numismatique et de Sigillographie » (RBN). Dès le premier volume on y parle de numismatique liégeoise.
1850, création de l'Institut Archéologique Liégeois (IAL) suivie, en 1853, de la parution de son premier volume (BIAL) contenant déjà un article sur la numismatique liégeoise signé J. PETIT de ROSEN (4).
1913, inauguration du médaillier du musée archéologique de la ville de Liège, le grand public va pouvoir découvrir les monnaies liégeoises des siècles passés (5).

Début de la NUMISMATIQUE LIEGEOISE
Revenons à GOLTZIUS : Pour réaliser un ouvrage sur les empereurs romains, l'antiquaire, le graveur, le peintre, le collectionneur Hubertus Goltzius entreprend un voyage dans les principales villes d'Europe afin de visiter un maximum de cabinets de médailles. De passage à Liège, il repère sept propriétaires de médailliers. Le voyage a lieu entre 1558 et 1560. Goltzius n'est pas liégeois, il est né à Venloo en 1526 et il meurt à Bruges en 1583. C'est lui le premier qui fait le relevé des numismates de Liège (6). Il cite Robert DE BERGHES, évêque de Liège, 15571564; Arnould DE WACHTENDONCK, chanoine de Saint Bartélemy ; Philibert URSINIUS, chanoine ; Dominique LAMPSONIUS. brugeois ; le peintre Lambert LOMBARD et Livinus TORRENTIUS, de son vrai nom Liévin Van der Beke, né à Gand en 1525, mort à Bruxelles en 1595. Il fait ses études à Louvain et passe de nombreuses années à Rome où il rencontre les grands numismates de l'époque. En 1555, le prince évêque Robert de Berghes, appelle Torrentius à Liège, il lui confère le titre de chanoine de la cathédrale Saint Lambert, il le mettra ensuite à la tète de l'archidiaconé du Brabant. Torrentius remplit les plus hautes missions pour l'évêque de Liège. Quand il quitte Liège, en 1585, c'est pour rejoindre Anvers où il est nommé évêque. Il a vécu à Liège dans un hôtel qu'il avait fait construire pour y loger toutes ses collections, tant de médailles que d'oeuvres d'art diverses. Torrentius abandonna la numismatique pour s'adonner à la poésie. Il favorisera l'établissement des jésuites en Belgique, c'est d'ailleurs à eux qu'il lèguera son immense bibliothèque et toute sa collection de monnaies. Celle-ci renfermait, d'après un inventaire dressé au collège des jésuites de Louvain au commencement du XVIIe siècle, cent trente-six monnaies grecques, quinze cents à dix sept cents monnaies romaines plus quelques pièces plus tardives. Pour Torrentius, la numismatique n'existe pas par elle-même ni pour elle-même, c'est une science auxiliaire de l'histoire, dixit Victor Tourneur dans la RBN. 1914(7). Toujours d'après le même auteur, cette collection disparut lors de la dissolution de la Compagnie de Jésus pour réapparaître dans la collection de l'abbé Ghesquière, lui même jésuite, ce dernier aura d'ailleurs quelques démêlés avec la justice. Après sa mort la collection fut dispersée en vente publique en 1812. Il faut rappeler que Ghesquière, né en 1736, était un vrai numismate, il a en effet fait paraître un ouvrage sur les monnaies frappées en Belgique avant 1450 (8). A sa mort, sa collection comprenait 5455 numéros dont un nombre important de monnaies du moyen-âge.

Jean de CHOKIER, né à Liège en 1571, mort dans la même ville en 1656. Elève de Juste Lipse. En 1619, il publie un traité sur la valeur des monnaies antiques comparée à celle des monnaies modernes. La comparaison n'est jamais faite avec les monnaies des anciennes seigneuries du territoire de la Belgique. Recherches semblables à celles faites par l'écrivain flamand Erycius Puteanus (1574-1646) et par le jésuite anversois André Schott (1552-1629) (9).

Vers la même époque, VAN VLIERDEN, 1564-1640, avocat à Liège, publie tous les édits proclamés dans la principauté de Liège sur le cours des monnaies depuis 1477 jusqu'en 1623 (10).
Guillaume-Paschal de CRASSIER, baron du Saint Empire, né à Liège en 1662, mort à Liège en 1751. Se tourne très tôt vers les études historiques et archéologiques. Se forme une riche bibliothèque, collectionne des antiquités diverses et réalise un médaillier très important, le tout meublant son hôtel de la rue des Célestines à Liège. Pour la petite histoire, on peut rappeler qu'il fut propriétaire de l'Evangéliaire de Notger, vendu avec tout le contenu de sa bibliothèque en 1754. Son médaillier devait comprendre environ 3800 pièces dont une grande partie de monnaies grecques et romaines mais aussi des pièces du Moyen-Age et postérieures de France et de nos régions. Des documents, rédigés par l'arrière-petit-fils du baron, étudiés par Hubert Frère (11), montrent que G.-P. de Crassier a possédé des pièces provenant de la trouvaille de Mirwart de 1729. Ces documents ont également permis de préciser l'existence de quelques monnaies de cette prestigieuse collection. Relevons entre autres 40 monnaies françaises de 1225 à 1650, une vingtaine de monnaies des Pays-Bas et 40 pièces liégeoises, plus 30 méreaux, jetons et médailles de Liège. Une partie de la collection fut vendue en Angleterre, le reste fut examiné, en 1773, par l'abbé Feller et acheté, en 1849, par Pety de Thozée. Les dernières pièces de la collection de Crassier furent vendues par son arrière arrière petit fils Louis de Crassier, en 1949. Six d'entre-elles furent acquises par le musée archéologique liégeois (12).
DE LOUVREX, jurisconsulte, contemporain et ami de Crasaer, collectionneur. Mort à Liège en 1734.

Paschal SIMONON, notaire, géomètre et arpenteur à Liège, publie entre 1750 et 1765, trois traités sur les rentes et les monnaies.
En 1786, on vend à Liège la collection du chanoine tréfoncier de SAROLEA, seigneur du ban de Cheratte. Elle comprenait des monnaies antiques, mais aussi un grand nombre de monnaies liégeoises (14).
François-Xavier de FELLER, abbé, né à Bruxelles en 1735, mort en 1802. Vit successivement dans de nombreux pays d'Europe, passe plusieurs années à Liège, s'occupe de beaucoup de choses très diverses dont un peu de numismatique (15).

Voici le XVIIIe siècle terminé ; sur la numismatique vraiment liégeoise, il n'y a encore aucune étude spécifique. De Crassier serait peut-être le premier à s'être intéressé aux monnaies liégeoises ! Des catalogues de différentes collections ont été dressés. Il semblerait qu'on ait plutôt à faire à des collectionneurs, la recherche scientifique n'étant pas leur but. Tous ont surtout rassemblé des monnaies grecques et romaines. En plus, ces collectionneurs font partie d'un milieu nettement favorisé et s'intéressent à toute forme d'art du passé, c'est probablement la raison de leur appellation : « les antiquaires ».


XIXe Siècle

Thomas-Grégoire Pippos, de Tongres, 1772-1842, membre de la SBN. Considéré par celle-ci comme un numismate de bons conseils. Il possède une importante collection de monnaies romaines qu'il cède au comte de Renesse (16).
Louis-Jacques - Césaire Louis, 1801-1856, français, abbé. Suite aux évènements politiques en France, il fait de la Belgique son pays d'adoption. Un peu comme l'abbé de Feller, il touche à tout. Il s'établit à Liège. Participe à la création de la Société Belge de Numismatique. Il écrit quelques articles dans la revue sous le pseudonyme de Léodinus, entre autre un article sur le Perron de Liège ; par celui-ci il montre qu'il connaît l'histoire et la numismatique de la principauté de Liège. Cette dissertation ne manquera pas de provoquer de nombreuses réactions de la part des historiens et des numismates (17).

Guillaume-Joseph-Gérard VANDER MEER, né à Tongres en 1777, mort à Jongenbosch en 1865. Recherche avec passion les monnaies liégeoises, ami de de Renesse-Breidbach. Le cabinet de Vander Meer, comprenant des spécimens de tous les pays d'Europe, fut visité par les plus grands numismates de l'époque (18).

Clément-Wenceslas-François de RENESSE-BREIDBACH, né à Liège en 1776 et mort à Heeren-Elderen en 1833. Le prince évêque François Charles de Velbruck assiste à son baptême. Il eut une vie publique très active. En 1830, il participe aux travaux du Congrès ce qui sera d'ailleurs sa dernière activité politique. La numismatique fut toujours pour lui son travail de prédilection. Son médaillier était certainement un des plus importants d'Europe. Il avait hérité de son oncle, le baron de Hohenfeld, chanoine de Trèves, d'un remarquable cabinet de médailles. Toute sa vie il n'a fait que développer sa collection. Il a accumulé d'autres oeuvres d'art, gravures, estampes, tableaux, bijoux, armes ....Il publie, en 1831, L'Histoire numismatique de l'Evêché et de la Principauté de Liège, deux volumes (in 8°), un de texte, l'autre de planches (Bruxelles 1831). C'est une première pour la numismatique liégeoise. Le comte de Renesse projetait de réaliser un autre ouvrage qui aurait décrit de manière raisonnée toutes les pièces de son riche médaillier.

Son fils fit paraître un travail sous le titre : « Mes loisirs amusements numismatiques », Anvers 1835, trois volumes ; ils contenaient la description de 37500 monnaies, médailles et jetons, ce fut le catalogue de la vente du médaillier qui eut lieu en 1836 (19). Les années passant, la numismatique liégeoise se développant, l'oeuvre de de Renesse subit les assauts de la critique qui avait peut être manqué à l'auteur. Léon Naveau dira de cette étude « On peut reprocher à cette ouvrage un manque absolu de critique, celle-ci n'était pas née et de plus il faut avouer à sa décharge, l'auteur fut l'objet d'un mystificateur, de l'amitié duquel il croyait, à bon droit, n'avoir pas lieu à se défier ». De Chestret va jusqu'à citer le nom du farceur, Van des Meer, qui fabriquait de fausses monnaies reprises ensuite par de Renesse. Dans le traité de numismatique du Moyen-âge d'Engel et Serrure, il est dit : « L'auteur fit oeuvre de simple collectionneur et non de savant ».

Antoine-Charles-François-Théodore PERREAU, né à Maestricht en 1807, mort à Tongres en 1868. Optera pour la nationalité belge. Il s'établit à Tongres. Passionné d'histoire et de choses du passé, il devient membre de la Société Belge de Numismatique dès sa création en 1842. Il rédige pour celle-ci de très nombreux articles sur les monnaies de la principauté de Liège. La RBN, de 1861 à 1863, reproduit six articles plus un supplément dans la RBN de 1867 (20), intitulés « Catalogue des monnaies de la principauté et évêché de Liège ». Il n'y a pas de dessins mais les descriptions donnent bien tous les détails des pièces. R. Chalon a ajouté une note importante qui montre bien le but du travail : « Ce catalogue renferme toutes les monnaies liégeoises que A. Perreau possède ou dont il a obtenu les dessins. Il prie instamment MM. les amateurs de lui signaler les lacunes car il se propose de commencer, dans le plus bref délai l'impression de la monographie de la numismatique 1iégeoise.... » Il ne sera pas le seul à vouloir réaliser un tel travail Dans celui-ci il y a quelques erreurs d'attribution.
Théodore-Jules-Joseph PETY DE THOZEE, né à Neufchâteau en 1828, mort � Liège en 1913. Il écrivait parfois sous le pseudonyme de PETIT DE ROSEN. Membre de la SBN et de l'IAL. Dans la RBN 1847, paraît probablement sa première étude sur la numismatique liégeoise, intitulée « Recherches sur l'histoire monétaire du Pays de Liège » (21). Le plan en était le suivant
Origine et nature du droit de battre monnaie ; époque où 1es évêques ont commencé à user de ce droit ; division de nos monnaies épiscopales en quatre périodes ; plan d'une histoire numismatique de Liège ; constitution et administration monétaire ». Il fera paraître plus tard des articles sur les médailles, les jetons et les méreaux de la principauté.
Le notaire DUMONT, des Hospices civils de Liège, a un programme plus humble ; il envisage, en 1850, d'écrire un supplément à l'ouvrage de de Renesse. Projet jamais réalisé (22).

Ferdinand HENAUX 1815-1880, Historien de la principauté, numismate, Henaux est souvent en désaccord avec ses collègues qui ne manquent pas de réagir Il a fait paraître dans la RBN plusieurs articles sur la numismatique liégeoise.

Voici quelques titres de ses articles : Considération sur l'histoire monétaire de Liège. Les institutions monétaires du même pays. De l'individualité monétaire des municipalités liégeoises et d'autres (23).

Ulysse CAPITAINE, né à Liège en 1828, mort à Rome en 1871. A douze ans, il commence à collectionner des monnaies et des livres. A dix sept ans, son intérêt se porte sur les pièces des Pays-Bas. A vingt quatre ans, toute sa passion est réservée aux monnaies de la principauté de Liège. Il devient membre de la SBN en 1860, cependant la RBN ne contient aucun article de ce grand collectionneur Ulysse Capitaine ne voudra pas que son cabinet périsse avec lui, c'est pourquoi, il lèguera toutes ses collections à la ville de Liège à la condition que deux personnes compétentes en dressent le catalogue dans les deux ans qui suivront sa mort (24). Ses monnaies constitueront le départ du médaillier du musée archéologique de la ville de Liège, inauguré en mars 1913. Sa collection comprenait alors 1467 monnaies, médailles ou insignes liégeois plus 1626 monnaies diverses. Ce fut donc un collectionneur plutôt qu'un numismate.

Maurice GERIMONT entre à la SBN en 1913, meurt à Liège en 1928. C'est lui qui sera chargé de classer et de présenter au musée Curtius la collection Capitaine ; il réalisera ce travail avec Lucien RENARD-GRENSON, 1876-1919. Ces deux numismates ont peu écrit sur la numismatique. Maurice Gérimont fera un legs important de monnaies au musée Curtius.

Léon NAVEAU de MARTEAU, 1864-1920. Collectionne les monnaies liégeoises et celles des petites seigneuries du Limbourg actuel. La RBN de 1889 à 1909 reprend plusieurs de ses études sur la numismatique de Liège ; il présente des monnaies inédites.

Joseph ALEXANDRE, 1825-1910, né et mort à Liège. Son seul écrit sur les monnaies serait le chapitre sur la numismatique liégeoise, dans le catalogue de l'exposition de l'art ancien au pays de Liège en 1881 (25). Il lègue au musée archéologique liégeois près de 1300 pièces romaines, en argent et bronze, trouvées à Tongres et dans les environs.
Jules HELBIG, 1821-1906. Rédige un rapport sur la découverte de monnaies de Grand-Axhe en 1876, pièces de Hugues de Pierrepont et de Henri de Brabant (26). Son frère, Henri Helbig, participe, avec Mathieu Grandjean, à la rédaction du catalogue des monnaies de la collection d'Ulysse Capitaine (voir note 24).

Joseph GAILLARD, chanoine, né à Liège en 1845, mort à Geer en 1930. Il s'est constitué une collection de monnaies liégeoises qu'il a léguée au chapitre cathédral de Liège. Toutes ces pièces seront transférées dans le médaillier de l'Evêché de Liège, alors déposé au séminaire de Saint Trond ; elles termineront leurs voyages au musée de Tongres. Il faut signaler, qu'à cette époque, il fut décidé que les médailles seraient conservées au Musée diocésain, dans les cloîtres de la Cathédrale Saint-Paul à Liège. J. Gaillard a fait connaître de nombreuses monnaies liégeoises inédites (27).
Gustave BOES, vicaire général, du diocèse de Liège. Né à Alken en 1889, mort à Liège en 1949. Procède au reclassement des monnaies déposées au séminaire de Saint Trond ; à cette occasion, il en fera connaître plusieurs inédites. En 1934, parait dans la RBN un de ses articles sur les sceaux-matrices du pays de Liège (28).

Jules HAMAL-MOUTON, né à Liège en 1838, mort à Trooz en 1925. Il achète la collection de l'ancien notaire Dumont de Liège. Il fait un échange avec le docteur Simonis. Toutes les médailles deviennent la propriété du docteur tandis que toutes les monnaies liégeoises passent dans les mains de Hamal-Mouton. Il écrit six articles sur la numismatique liégeoise dans la RBN (29).

Le docteur Julien SIMONIS (1855-1913) a lui aussi présenté plusieurs études dans la RBN (30).

Constant BAMPS, 1847-1907. Etudie surtout la numismatique des petites seigneuries de la région mosane qui faisaient partie de la principauté de Liège ; nombreux articles sur Looz et Hasselt. Il identifie l'atelier de Maeseyck (31).

Frédéric ALVIN, né à Liège en 1864, mort à Uccle en 1949. La liste de ses travaux est considérable, près de 90 articles parus dans des revues diverses dont la RBN. Il y en a une dizaine qui sont relatifs à la numismatique liégeoise et dans ceux-ci six pour des pièces inédites (32).
Jules PIRLET, né à Liège en 1890, y mourut en 1968. II devint président de l'IAL en 1951, fut membre de la Société royale de numismatique pendant de nombreuses années. Il participa à deux acquisitions importantes au profit du médaillier du Musée archéologique liégeois le denier de Charlemagne, frappé à Liège et la couronne d'or de Jean de Bavière. Il réalisa, en collaboration avec Richard Forgeur, le catalogue des sceaux-matrices du Musée Curtius.

Marcel de SCHAETZEN DE SCHAETZENHOFF, né à Tongres en 1897, mort à Bruxelles en 1966. Il entre en possession, dans le courant de l'année 1916, d'un nombre important de deniers liégeois et brabançons provenant d'une trouvaille faite à Millen près de Tongres, contenant entre-autres 152 deniers de Hugues de Pierrepont (1200-1229). Il fera également connaître un liard inédit de Maximilien-Henri de Bavière (33).

Quelques grands numismates qui ne sont pas liégeois mais qui ont consacré de nombreuses études à la numismatique de Liège.
Joachim LELEWEL, 1786-1861. Il n'est pas belge, il est né à Varsovie de parents polonais, mais il a vécu 28 ans à Bruxelles Son oeuvre principale est : « La numismatique du Moyen-�?ge » publiée en 1835. Il devient, dès sa création, le président d'honneur à vie de la SBN. Lelewel aura, à plusieurs reprises, l'occasion de se pencher sur la numismatique liégeoise. « Non seulement, Lelewel contribua à pousser à l'étude des monnaies du Moyen-Age, Chalon, C. Plot, De Coster et tant d'autres ; mais il enrichit la RBN d'excellents articles... » (34).

Constant-Philippe SERRURE, né à Anvers en 1805, mort à Moortzeele en 1872, fut dans les premiers à s'occuper scientifiquement des monnaies du Moyen-âge de la Belgique. Il réalisa les catalogues des collections de monnaies et médailles de S.A. le Prince de Ligne et d'une partie de celles du Comte de Renesse-Breidbach. Il fut un des fondateurs de la Société belge de numismatique.

Constant-Antoine SERRURE, fils du précédent, né à Gand en 1835, mort à Saint-Josse-ten-Noode en 1898. A seize ans, il publie déjà dans la RBN. Il travaille à la réalisation de plusieurs catalogues de collection de monnaies dont celle de Piat (voir plus loin), qui comprend une série importante de monnaies liégeoises.

Raymond-Constant SERRURE, fils du précédent, né à Gand en 1862, mort en France en 1899. Bibliographie énorme, membre de toutes les sociétés de numismatique et de nombreuses sociétés d'archéologie. Il s'installe à Paris, en 1880, comme marchand de monnaies. La même année, il publie deux ouvrages qui nous intéressent particulièrement « Dictionnaire géographique de l'histoire monétaire belge » et « Eléments de l'histoire monétaire de la Principauté épiscopale de Liège ». Rappelons le traité de numismatique du Moyen-Age écrit en collaboration avec l'autre grand numismate ENGEL. Dans cet ouvrage, la Principauté de Liège est largement expliquée. Voici donc trois membres successifs d'une même famille, qui furent tous d'éminents numismates (35).

Renier CHALON, né à Mons en 1802, mort à Bruxelles en 1889. Nombreuses recherches sur des monnaies de tout type. Très nombreux articles parus dans la RBN, quelques-uns sur les Seigneuries du Nord-Est de la Belgique, très peu sur la Principauté de Liège.

Alphonse DE SCHODT, né a Grave en 1827, mort à Ixelles en 1892. Ecrit sur la principauté une étude qui mérite d'être cite : Le chapitre de la cathédrale de Saint Lambert à Liège, ses méreaux ou jetons de présence, Bruxelles 1875 ». Le méreau était sa grande spécialité.

Guillaume-Joseph-Charles PIOT, né à Louvain en 1812, mort à Bruxelles en 1899. Capacité de production étonnante, bibliographie longue et variée. Dans le premier volume de la SBN, en 1845, il pose la question de savoir le sens que l'on doit donner au mot moneta figurant dans le diplôme de l'empereur Louis IV par lequel il ratifie les droits de l'évêque de Liège, Etienne (36). Dans le volume 3, il étudie le perron liégeois ; un autre article examine les symboles de quelques ateliers monétaires du pays de Liège (37). Il dit lui même, dans une lettre à Ferdinand Henaux «J'aime à parcourir les chroniques de votre patrie (Liège), j'aime à analyser ses anciennes constitutions si libérales et si populaires etc. » (38). Il fait connaître plusieurs monnaies liégeoises inédites.

Louis DE COSTER, né à Héverlé en 1800, mort à Cobbege en 1879. Fait également paraître plusieurs articles sur la numismatique liégeoise dans la RBN. Le Vicomte B. de Jonghe dira, dans la rubrique nécrologie de la RBN (39) « La description que De Coster donna d'une trouvaille de monnaies du XIe siècles dont plusieurs liégeoises, faite à Maestricht, est un chef d'oeuvre dans son genre » (40).

Alexandre PINCHARD, né à Wavre en 1823, mort à Bruxelles en 1884. Pas de recherche sur la numismatique liégeoise sauf dans la RBN 1857, p. 354-362 : « Note sur les documents relatifs à l'histoire numismatique de la Principauté de Liège, existant aux archives de l'Etat de cette ville ».
Mathieu MEYERS, 1811-1877, né à Maestricht, mort à Bruxelles. Une de ses recherches concerne un denier inédit de Thibaut de Bar, évêque de Liège. Il étudie également, avec minutie, un dépôt de monnaies du XIIe siècle, trouvé à Maestricht (41).

Camille PICQUE, né à Bruxelles en 1834, mort dans la même ville en 1910. De ses nombreuses études de numismatique, il faut retenir sa communication relative à une monnaie inédite de Jean de Horn (1484-1505), Voir la RBN 1893, p. 564.

Baudouin de JONGHE, Vicomte, 1842-1925, Président de la SBN de 1889 à 1925. Bibliographie énorme, comprenant des sujets très divers dont plusieurs sont relatifs à la numismatique liégeoise.
Alphonse DE WITTE, 1851-1916, né et mort à Bruxelles. Nombreuses études dont certaines sont consacrées à la numismatique liégeoise avec la présentation de pièces inédites. Voir la RBN 1887, pp. 74-81, 1888, pp. 297-300, 1905, pp. 175-180.

J.-F. DUGNIOLLE, Bruxelles. Dans la RBN 1873, pp. 97-100. Il décrit quelques pièces de sa collection dont des monnaies de Liège inédites.
Un grand numismate étranger, qui s'est beaucoup penché sur la numismatique de la Principauté de Liège : Herman DANNENBERG, né à Berlin en 1826, mort à Salzbrun en 1905. Alphonse De Witte dit que Dannenberg, pendant de longues années, s'attacha à donner dans divers périodiques, les descriptions de nombreux trésors de monnaies du Moyen-Age qui venaient au jour dans le Nord de l'Allemagne, se préparant ainsi à l'édification du magistral ouvrage qui fit sa réputation : « Die deutsche Munzen der sachsischen und frankischen Kaiserzeit (Berlin 1876) ». Ce travail présente de nombreuses monnaies liégeoises des IX', Xe, XIe et XIIe siècles. H. Dannenberg fut élu membre honoraire de la SBN en 1888 (42).

Un grand collectionneur français, PIAT, habitant Roubaix, mort vers les années 1880. Sa collection, qui contenait environ septante monnaies liégeoises dont certaines très rares, fut vendue en novembre 1910. Les enchères atteignirent des niveaux élevés. Le délégué de la ville de Liège, faute de fonds suffisants, n'a pu prendre qu'une faible part de cette vente (43). Les quelques achats réalisés ont suscités les remarques suivantes de la part du secrétaire de l'IAL, L. Renard-Grenson « A notre demande, la Ville nous a mis en état d'acquérir, pour son médaillier, quelques-unes des rarissimes pièces liégeoises que renfermait la célèbre collection Piat ; depuis lors elle a accédé à notre désir de voir réunies et exposées à la Maison Curtius les suites trop peu connues de monnaies liégeoises qu'elle possède... mais où installer ce « cabinet » sur l'utilité scientifique duquel je me suis permis d'insister l'an dernier ? » (44).

La liste de tous ces numismates est loin d'être exhaustive. Le XIXe siècle a produit de nombreux et grands numismates, l'une des causes est probablement la naissance et le développement de la Société Belge de Numismatique. Celle-ci, par sa revue, la RBN, a permis l'échange de connaissances et un plus grand intérêt pour la numismatique régionale de notre pays, ce qui est particulièrement vrai pour Liège. Quelques lignes, figurant dans le deuxième volume de la RBN, montrent parfaitement l'évolution de la numismatique « Le goût de la numismatique se propage de plus en plus en Belgique. Si d'un côté le nombre des cabinets, tant publics que particuliers, s'accroît tous les jours. De l'autre il n'est pas rare de voir d'autres publications que celle-ci (la RBN) s'occuper de la science des médailles ». Signé : CP. Serrure, 1846. L'Institut Archéologique Liégeois, dont la vocation n'est pas la numismatique seule, a largement contribué à l'essor de la numismatique liégeoise en développant de façon continue son médaillier et en donnant l'occasion aux chercheurs du monde des monnaies de tenir, par le canal du BIAL, un large public au courant du résultat de leurs activités (monnaies inédites, trouvailles, bibliographie...).

Un hommage particulier doit être rendu � notre plus grand numismate liégeois. Il occupe la dernière place de cet exposé. Son travail a magistralement complété et mis en valeur les recherches de tous ceux cités ci-avant.

JEAN-REMY-MARIE-JULES baron de CHESTRET DE HANEFFE, né à Liège en 1833, mort dans sa ville natale en 1909. Il fait toutes ses études à Liège. Il épouse Mathilde de Warzée d'Hermalle dont il aura trois enfants. Elle décède au bout de cinq ans et de Chestret se trouve veuf à vingt neuf ans. C'est alors qu'il va commencer à se donner à fond à la numismatique. Dans son château de Blankenberg lez-Maestricht, il réalisera son médaillier de monnaies liégeoises et provenant des seigneuries mosanes. Pour montrer sa passion pour les monnaies, il suffit de reprendre ses propres écrits « Achetant et troquant sans cesse, j'étais naturellement en relation avec Louis de Coster, le plus heureux dénicheur de monnaies qui fut jamais... ». Il se lie d'amitié avec Ulysse Capitaine, bien sûr pour discuter monnaies. En 1869, il est élu membre de la SBN. C'est alors le départ d'une activité numismatique débordante. Son premier article, paru dans la RBN, sera une lettre qu'il adresse à Monsieur Chalon, président de la SBN, consacrée à un thaler frappé en 1542 dans la seigneurie de Schonau, par Thierry de Milendonck. Jusqu'en 1905, la RBN fera paraître de nombreux articles de de Chestret. Il devient membre de l'IAL en 1882, de la Société des Bibliophiles Liégeois en 1863 de l'Académie Royale de Belgique en 1893. Pour ces sociétés, il ne cessera d'écrire de nombreux articles, généralement consacrés au Pays de Liège et à toutes les seigneuries mosanes. Vie bien remplie. Il écrit dans son journal : « Finis, 1901, je sens mes forces décliner... il est temps de dire adieu a mes chères études et de songer à l'éternité ».

En 1882, il s'est installé dans sa maison de la rue des Augustins, il ne la quittera plus ; c'est là qu'il conçoit le projet d'écrire un ouvrage sur la numismatique liégeoise. Pour cela, il fait tout d'abord paraître, en 1885, dans le BIAL. « Coup d'oeil sur l'histoire monétaire de la principauté de Liège et de ses dépendances ». En 1886, la RBN présente : « La question monétaire au pays de Liège sous Hugues de Châlon, Adolphe et Englebert de la Marck ». En 1888, paraît dans la même revue «La numismatique d'Ernest, de Ferdinand et de Maximilien Henri de Bavière ». Le succès de toutes ces études est total ; il peut donc passer à la réalisation de son vaste projet. C'est en 1890, que paraîtra à Bruxelles une de ses grandes oeuvres « NUMISMATIQUE DE LA PRINCIPAUTE DE LIEGE ET DE SES DEPENDANCES (BOUILLON-LOOZ) DEPUIS LEUR ANNEXION » (446 pages, 54 planches, représentant 692 monnaies gravées sur pierre par Gustave Lavalette, plus 57 pièces justificatives en annexes). Un supplément de 27 pages et 2 planches est ajouté en 1900. Le baron de Chestret avait remis la première partie de son manuscrit en 1887, la seconde en 1889 à l'Académie royale de Belgique et déjà en 1890, l'ouvrage paraissait ainsi que dans les publications de la Société des Bibliophiles liégeois. Inutile de décrire cette oeuvre, elle est connue de tous. On ne peut qu'admirer son plan, tout y est précision, clarté, méthode. Voilà maintenant un siècle qu'il est le livre de chevet des numismates et des collectionneurs des monnaies de la principauté de Liège. Un autre grand numismate, Georges Cumont, dira : « La numismatique liégeoise a trouvé son maître ».

L'ouvrage de de Chestret a, à peine, vieilli ; il contient quelques erreurs, quelques mauvaises attributions, mais en numismatique, comme en histoire, rien n'est définitif, les trouvailles se chargent de tout bousculer...
Il publiera également une étude sur la numismatique de la Principauté de Stavelot et de Malmédy, dans la RBN. Brux 1892.
La liste de ses études est longue et variée ; en général. Elles sont relatives à l'histoire de la Principauté de Liège et des gneuries qui en dépendaient.
Sa biographie a été réalisée par des historiens ou des numismates. On peut citer celle de Stan Bormans, celle de L. Renard-Grenson, celle de Léon Naveau (45).
Le cercle numismatique liégeois a créé un groupe d'études qui
travaille sur la mise à jour, de l'oeuvre de de Chestret, coin tenu des nouvelles découvertes de monnaies liégeoises faites cours du XXe siècle.



(1) Cécile Morrissorr, la Numismatique, p. 15, Collection « Que sais-je? », n° 2638.
(2) Victor TOURNEUR, « La Collection Laevinus Torrentius », RBN 1914, pp. 281 � 285 et Félix STAPPAERTS, Biographie nationale, VII, pp. 94 à 97.
(3) C.A. SERRURE, Notice sur le Cabinet Monétaire de SA. Le Prince de Ligne, Gand 1880, pp. XLVI à XLIX.
(4) J. PETIT DE ROSEN, « Numismatique liégeoise », Abbaye de Saint Hubert, BIAL T.I, pp. 401 à 405.
(5) Maurice GERIMONT, « Le Médaillier de la ville de Liège », CAPL., 8 » année, n° 3, pp. 30 à 32. J.P., « Inauguration du Médaillier au Musée Archéologique », CAPL. Se année, n° 4, pp. 42 à 44. L. Renard-GrensonMusée », RIAL XLIV, 1914, pp.XVII et XVIII.
(6) Victor TOURNEUR,« La Collection Laevinus Torrentius », RBN 1914, p. 283, note 3. (7) Victor TOURNEUR, «La Collection Laevinus Torrentius », RBN 1914, p. 316.
(8) C.A. SERRURE, Notice sur le Cabinet Monétaire de S.A. Le Prince de Digne, Gand 1880, pp. XLIV et XLV.
(9) Ul. CAPITAINE, Biographie nationale, IV, pp. 85 à 91.
Marcel Hoc, « La ratio priscae monetae et les Humanistes belges », RBN 1935, pp. 34 à 39.
(10) C.A. SERRURE, Notice sur le Cabinet Monétaire de S.A. le Prince de Ligne, Gand 1880, p.XXIII.
(11) Hubert FRERE, « La Collection du Baron de Crassier », RBN 1958, pp. 100 à 109.
(12) Id., pp. 97, 98, 116 et 117.
(13) C.A. SERRURE, Notice sur le Cabinet Monétaire de S. A. le Prince de Ligne, Gand 1880, p. XXXL.
(14) Id., p. XLII.
(15) Emile DE BORCHGRAVE, Biographie nationale, VII, pp. 3 à 8. A.L.C., RBN 1884, pp. 104 à 108 et H. FR�?RE, « La Collection du Baron de Crassier », RBN 1958, p. 98.
(16) RBN 1845, p. 335.
(17) Alphonse LE Roy, Biographie nationale, MI, pp. 498 à 503.
A. PERREAU, « Le perron liégeois », RBN 1847, p. 214.
C. PLOT, « Nouvelles observations sur le Perron de Liège », RBN 1847.
pp. 369 à 383.
(18) A.P, RBN 1865, pp. 168-169.
(19) Id., Son fils, le Comte Louis DE RENESSE BREIDBACH, publia ce travail � Anvers, Ancelle, 1836, trois volumes, in- 8°.
(20) A. PERREAU, « Catalogue des monnaies de la Principauté et Evêché de Liège », Premier Article, RBN 1861, pp. 347 à 379. Id. Deuxième Article, RBN 1862, pp. 205 à 266. Id. Troisième Article, RBN 1863, pp. 49 à 78. Id. Quatrième Article, RBN 1863, pp. 165 à 197. Id. Cinquième Article, RBN 1863, pp. 245 à 292. Id. Sixième Article, RBN 1863, pp. 357 à 392. Id. Supplément, RBN 1867, pp. 1 à 62.
21) Jules PETY DE THOZEE, « Recherches sur l'Histoire monétaire du Pays de Liège », RBN 1847, pp. 133 à 173.
(22) DE CHESTRET DE HANEFFE, Numismatique de la Principauté de Liège et de ses dépendances, Bruxelles 1890, Réimpression, Liège 1979, Préface. p. 3.
(23) F. HENAUX, «Considérations sur l'histoire monétaire du Pays de Liège », RBN 1846, pp. 259 à 282 ; Les Institutions monétaires du Pas s de Liège, le Gardien de la Monnaie, RBN 1848, pp. 276 à 280; De l'individualité monétaire des Municipalités liégeoises, RBN 1848, pp. 74 à 86.
(24) J. PETY DE THOZ�?E, Nécrologie, « Ulysse Capitaine », RBN 1871, pp. 442 à 447, voir p. 446 extrait de son testament et la note (1) : la ville de Liège a charge MM. Henri Helbig et Mathieu Grandjean de ce travail important.
(25) J. ALEXANDRE, « Catalogue de l'Exposition de l'Art ancien au Pays de Liège », 1881, in- 8', Numismatique liégeoise, 4- pp.
G.B., « Le médaillier de l'Institut archéologique liégeois », RBN 1908, p. 504.
(26) Jules HEt ic, « Rapport sur une découverte de monnaies faite au village de Grand-Axhe », au mois de Mars 1876, BIAL 1876, pp. 483 à 488.
(27) Chanoine G. BOES, « Le Chanoine Joseph Gaillard », RBN 1930. pp. 305 et 306.
(28) Chanoine G. BOES, « Monnaies inédites de la collection du Petit Séminaire de Saint-Trond », RBN 1931, p. 132, Id. RBN 1932, pp. 5-l Sceaux-matrices du Pays de Liège », RBN 1934, 97-119.
(29) J. HnMnL-MOUTON, voir RBN 1901, pp. 352-353, Id. pp. 429-436, RBN 1903, pp. 170-172, RBN 1904, pp. 65-74, RBN 1905, pp. 100-102, RBN 1913, pp. 49-52.
(30) J. SrNtoNis, voir RBN 1894, pp. 77-79, Id., 89-90, Id., 280, RBN 1895, pp. 413-427, RBN 1896, pp. 128-131, RBN 1897, pp. 474-475, Id., pp. 476-478.
(31) C. BAMPS, « Lettre � M.R.Chalon », contenant une démonstration de l'existence d'un atelier monétaire à Maeseyck, RBN 1882, pp. 434-436.
(32) F. ALVIN, voir : RBN 1898, pp. 277-284, RBN 1899, pp. 5-12, RBN 1900, pp. 29-34, G.N., XII 1907-08, pp. 130-132, G.N, XIII, 1908-09, pp. 117-124, RBN 1910, pp. 12-14, G.N., XIV, 1910, pp. 113-123, G.N., XV, 1911, pp. 1-7.
(33) Voir RBN 1919, pp. 121-123, RBN 1930, p. 299.
(34) Alphonse WAUTERS, Biographie nationale, T. 11, pp. 736-751.
(35) SERRURE R.C., SERRURE C.P., SERRURE C A., «Biographie nationale » XXII, pp. 242-272.
(35) SERRURE R.C., SERRURE C.P., SERRURE C A., «Biographie nationale » XXII, pp. 242-272.
(36) RBN 1845, pp. 349-354.
(37) RBN 1847, pp. 369-383. Id pp. 301-304. (38) RBN 1847, p.301.
(36) RBN 1845, pp. 349-354.
(37) RBN 1847, pp. 369-383. Id pp. 301-304.
(38) RBN 1847, p.301.
(39) RBN 1879, pp. 407-410.
(40) DE COSTER, « Trouvaille de monnaies du XIe siècle », RBN 1856. pp. 398-439.
42) Alphonse DE WITTE, RBN 1905, pp. 469-470.
(43) Alphonse DE WITTE, RBN 1911, pp. 215-225. (44) RIAL 1911, pp. XXXVIII et XXXIX.
(45) Notice sur le Baron J R.M.J.de Chestret de Haneffe par Stan BORMaNS, Bruxelles 1911.
Id. Léon NAVEAU, Liège 1910.
Id. L. RENARD-GRENSON, RIAL 1910, pp. 116-130.


auteur : René PAQUET



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