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La frappe Monétaire


Les premières monnaies occidentales apparaissent en Asie Mineure, au VIe siècle avant J-C. Ce sont des pépites d'un alliage naturel d'or et d'argent, appelé électrum, que l'on trouve dans les sables alluvionnaires du fleuve Pactole. Les premières marques destinées à assurer la valeur de l'objet sont frappées à l'aide de poinçons représentant le symbole de l'autorité émettrice qui en garantit la valeur. La méthode de frappe reste quasiment identique pendant une vingtaine de siècles: un morceau de métal, le flan, est présenté entre deux empreintes ou coins, taillées dans un métal plus dur, le coin supérieur, appelé trousseau, est frappé à la main au moyen d'un marteau. Le coin inférieur, appelé pile, est enchâssé vans une enclume. Le flan est obtenu par des opérations physiques de purification d'un métal noble ou en réalisant un alliage de plusieurs métaux. Les barres obtenues sont laminées par battage à froid ou à chaud, toujours à la main, puis découpées en morceaux convenant à la frappe

Ce n'est que vers le XVIe siècle que les procédés de frappe mécanique apparaissent. Léonard de Vinci nous donne un croquis de la machine à fabriquer des monnaies; mais ces procédés mécaniques sont très lents à s'établir, en partie à cause des privilèges que possèdent les corporations de monnayeurs qui voient ainsi leur art se mettre à la portée d'un plus grand nombre et l'hermétisme de la profession s'ouvrir à des ouvriers moins qualifiés. L'apparition de sourdes pièces en argent, conséquence de l'arrivée des métaux précieux du Harz en Allemagne et du Nouveau Monde en Espagne, le retour à des portraits réalistes et à des formes plus sophistiquées, la difficulté de battre de telles pièces à la main, le volume du numéraire nécessaire pour alimenter la circulation monétaire, feront que la frappe mécanique s'établira définitivement. L'énergie humaine est remplacée par des sources naturelles, telle la force hydraulique, actionnant des moulins, ou à l'aide de l'animal, faisant fonctionner des machines simples. Les procédés les plus usités sont le mouton, fonctionnant comme une guillotine, et le balancier, semblable à une presse d'imprimerie. On utilise aussi le rouleau et la bascule, application du principe du laminoir. Pour empêcher le rognage, la tranche sera marquée de signes et inscriptions diverses en utilisant la virole. Le flan continuera à se fabriquer comme auparavant, avec des améliorations : dans les procédés physico-chimiques de fabrication.

Les méthodes actuelles restent basées sur les mêmes principes, avec une utilisation importante de nouvelles sources d'énergie, électricité, et de machines sophistiquées à haute technicité électronique, assurant une qualité optimale des pièces produites. Il est possible de déterminer, à la lecture de la pièce de monnaie, le lieu de frappe, c'est-à-dire la localité où est situé l'atelier monétaire. On peut soit y lire dans la légende le nom (abrégé ou non) de l'atelier, soit y voir des petites marques ou des signes divers notamment des différents.

Les frontières politiques n'empêchaient pas la circulation monétaire. Les changeurs devaient régulièrement contrôler les monnaies qui leur étaient proposées au change. Une des fraudes courantes était d'ailleurs le rognage. Les monnaies étaient pesées à l'aide d'un trébuchet et des poids spéciaux appelés dénéraux, dont la masse correspondait exactement au poids théorique de la monnaie concernée. Les émissions nouvelles étaient annoncées au public par des crieurs et l'affichage de placards.


auteur : inconnu



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